Brève présentation :


Prades se situe à la limite de l'Aude et de l'Ariège. Petit village pyrénéen perché à 1200 mètres d'altitude, Prades accueille avant tout les amoureux de la nature.
Les marcheurs et les promeneurs, les cyclistes, les skieurs, ceux qui aiment respirer l'air pur et vif des montagnes, ceux qui cherchent la quiétude et la convivialité dans un site préservé et authentique.

Historique :

Du glorieux passé de Prades, fortement marqué par le Catharisme, il reste l'enceinte fortifiée du "Fort" .

Vous découvrirez aussi un puits médiéval magnifiquement restauré, ainsi que l'église St Pierre avec sa statue en bois dorée d'une vierge à l'enfant qui date du XVIIème siècle.

Mais Prades c'est aussi le domaine de l'eau, à chaque coin de rue, le murmure d'une fontaine berce la vie comme le chant du passé né dans les vieilles pierres.

Le Catharisme

Le drame albigeois jeta un éclairage sur le Montaillou médiéval. Le catharisme et son élimination marquèrent le point d'orgue de l'histoire de Montaillou.

Grâce à l'ouvrage de M. Le Roy Ladurie "Montaillou Village Occitan" le catharisme via Montaillou a connu une notoriété internationale.

Le village de PRADES connût le même destin tragique que Montaillou durant l'épisode cathare.

Le Fort de Prades est mentionné pour la première fois en 1272 dans le dénombrement des terres du Comte de Foix. La seigneuresse de Prades, la plus connue, fut Marguerite d'Angoulême, soeur de François 1er, Reine de Navarre et Comtesse de Foix. Cette Princesse, deux ans avant sa mort, fit réédifier le "Fort de Prades" dans le début du 16ème siècle. Depuis il porte le nom de "Château de la Reine Marguerite". Il s'agissait d'une simple enceinte fortifiée dont les vestiges les plus remarquables sont la porte fortifiée située sur la partie Est du rempart ainsi que d'anciens fours à pain, seules traces des habitations qui y étaient accolées. L'intérieur du Fort, toujours occupé de maisons, forme un quartier d'habitations du village actuel.

Le petit patrimoine vernaculaire

Le Puits : découvert en 1997 lors de travaux d'assainissement, n'était pas comblé : son ouverture était mûrée et sa voûte recouverte de déblais. Les archéologues pensent qu'il a été creusé au 14eme et qu'il était destiné à l'alimentation en eau des habitants du "Fort". Sa profondeur est d'environ 7 mètres. Il est entièrement bâti en pierres de taille de grande dimension. Abrité par une voûte en arc surbaissé, la margelle porte de nombreuses traces dûes aux passages répétés des cordes et des seaux. Ce puits a vraisemblablement été mis hors service fin 19ème quand le village a été équipé de fontaines publiques.

 

Les Fontaines : pas moins de 12 fontaines animent les rues du village, alimentées par le captage de la source de Rieufret, avec en point d'orgue La Marianne où résonnent encore et toujours les joutes oratoires des retours de chasse et autres camaraderies !

 

Le lavoir du "Griffe" témoigne pour sa part d'un passé laborieux de "blanchisserie".

 

La Digue est destinée à canaliser le ruisseau de la "Gardio".

 

 

L'Eglise Saint-Pierre

Située au coeur du village, elle porte les traces de nombreux remaniements. Elle est coiffée d'un grand clocher tour aux angles bâtis de pierres de taille. Dans sa partie orientale elle conserve les traces d'une construction soignée, notamment au niveau des grandes fenêtres à remplages d'un style gothique tardif.

La chapelle ND du Rosaire  abritant une statue de la Vierge mère en bois doré sculpté ayant 1m60 de haut, est de style ogival. Dans le choeur sont placées deux antiques statues en bois sculpté de St-Pierre et St-Paul, patrons de la paroisse de Prades, ayant chacune 1m65 de hauteur.

Chose singulière, l'église à deux entrées principales identiques et opposées.

La fête patronale tombe le 29 juin (elle prenait d'ailleurs à Prades un éclat tout particulier avec une procession) mais de nos jours elle a lieu au mois d'août, date plus appropriée en regard de la fréquentation du village.

 

Le Sénégal et les "mange mil"

A la fin du 19ème siècle, l'Ariège est touchée par la surpopulation et une série de maladies ravageant les cultures, la pauvreté s'installe. Les habitants, notamment les jeunes hommes, n'ont d'autres choix que de quitter leurs terres pour gagner leur vie. Pour le village de Prades ce sera le Sénégal !

Entre 1885 et 1918 : 145 pradéens ont émigré au Sénégal, soit plus d'un par famille. Le premier d'entre eux fut un certain : J.B. Vézia. Tous ou presque sont partis pour faire commerce de l'arachide.

Sur place ils sont employés par les grandes huileries bordelaises qui fabriquent leur huile à partir des arachides sénégalaises. Installés dans des petits comptoirs commerciaux, ils sont chargés d'acheter les arachides auprès des paysans sénégalais. Ils doivent ensuite stocker, conditionner et acheminer les précieuses graines vers les ports.

Possibilité de se procurer le film en suivant le lien Les Mange-Mil

 

Venez Visiter le village !

La mairie

Le village

09 110 PRADES, France

Nos coordonnées

 04 68 20 33 06

Lundi/Mardi/Jeudi de 16h à 17h30

 

2015 by C.DELATTRE